TRILOGIQ

Redressement sensible : rentabilité et cash-flow

Chiffre d’affaires : 32 M€
Retour à un EBITDA annuel positif + 141 K€ (- 395 K€ au S1 et + 536 K€ au S2)
Trésorerie en hausse (+ 704 K€ à 16.254 K€) et net désendettement (- 1.678 K€)
Réduction des coûts et simplification de l’organisation : – 871 K€ au S2

1) Résultats semestriels comparés

En milliers d’euros 30/09/2018
6 mois
31/03/2019
6 mois
Variation
S2 vs S1
31/03/2019
12 mois
Chiffre d’affaires 16.263 15.695 – 568 31.957
Marge brute 9.399 9.458 + 59 18.858
% chiffre d’affaires 57,8% 60,3%   59,0%
Autres achats et charges externes 4.331 3.829 – 501 8.160
Salaires et charges 5.160 5.001 – 159 10.160
Autres charges d’exploitation 304 94 – 210 398
  9.795 8.924 – 871 18.718
Excédent brut d’exploitation (395) 536 + 931 141
% chiffre d’affaires -2,4% 3,4%   0,4%
Amortissements et provisions nets 1.528 1.521 – 7 3.049
Résultat d’exploitation (1.923) (986) + 937 (2.909)
Résultat net part du Groupe (1.967) 177 + 2.143 (1.790)
Trésorerie 14.499 16.254 + 1.755 16.254
Dettes financières 3.197 2.053 – 1.144 2.053
Trésorerie nette de dettes 11.302 14.201 + 2.899 14.201

Le chiffre d’affaires consolidé s’est contracté de 3% d’un semestre à l’autre pendant que le taux de marge brute progressait de 2,5 points du fait de l’arrêt de contrats non rentables et de la mise en place d’une nouvelle stratégie de chiffrage des projets.

Entre le premier et le second semestre, TRILOGIQ a réalisé des économies de frais de structure pour 871 K€ qui ont principalement porté sur l’activité digitale anglaise, la logistique interne et les coûts de stockage en Europe. Cette réorganisation a permis au Groupe de dégager un excédent brut d’exploitation de 536 K€ au second semestre, soit un différentiel de 931 K€ par rapport au premier semestre qui affichait une perte de 395 K€.

Les dotations aux amortissements restent très élevées, à plus de 1,5 M€ par semestre, du fait des plans massifs d’investissements réalisés ces dernières années : 13 M€ dans le parc de presses à injection plastique et les moules de la gamme composite entre 2012 et 2016, 11 M€ pour les bâtiments allemand, français et anglais entre 2012 et 2017, et 1 M€ pour les plateformes digitales, notamment. Cependant, avec le plan de cession d’actifs débuté en 2018-2019 et la fin programmée en 2020-2021 des dépréciations des moules, l’exercice 2019-2020 devrait être le dernier à enregistrer un tel niveau d’amortissements annuel.

A ce sujet, Eric Courtin, Président Directeur Général de TRILOGIQ, apporte les éclaircissements suivants :

« Entre 2012 et 2017, TRILOGIQ a opéré des mauvais choix en termes d’investissements dans trois domaines :

  • la gamme composite GRAPHIT : si ce projet présentait effectivement une réelle opportunité, nous avons surinvesti dans la capacité de production de cette gamme et notre outil est aujourd’hui largement surcapacitaire. Les actifs excédentaires sont en cours de cession et nous espérons en dégager 2 M€ de trésorerie sur l’exercice 2019-2020,
  • l’immobilier : même si nous avons commencé à céder une partie de notre parc, nous avons aujourd’hui encore beaucoup trop de bâtiments en Europe Occidentale,
  • la filiale anglaise dédiée au marketing et au digital : le lancement de la transformation digitale du Groupe en Angleterre a présenté un rapport prix – performances inacceptable. C’est la raison pour laquelle nous avons transféré la majeure partie de l’activité digitale en France avec des coûts de développement bien moindres. »

Entre le 30 septembre 2018 et le 31 mars 2019, TRILOGIQ a augmenté sa trésorerie nette de dettes financières de 2,9 M€ qui ont permis la hausse de la trésorerie en banque pour 1,8 M€ et le remboursement des dettes financières pour 1,1 M€.

« Les efforts déployés lors des dix-huit derniers mois par l’ensemble du Groupe, notamment dans la diminution des coûts d’exploitation et la réduction des stocks, nous ont permis de stopper l’hémorragie de trésorerie qui affectait TRILOGIQ depuis 2015. Par ailleurs, en dépit des importants frais de restructuration engagés sur l’exercice, le Groupe a dégagé son premier free cash-flow positif depuis 2014 » précise Olivier Langrand, Directeur Administratif et Financier.

2) Résultats annuels comparés

Au cours de l’exercice 2018-2019, le chiffre d’affaires du Groupe s’est légèrement contracté, passant de 33,5 M€ à 32 M€, pendant que le taux de marge brute diminuait également, de 60,9% du chiffre d’affaires au 31 mars 2018 à 59% du chiffre d’affaires au 31 mars 2019.

Cependant, la réduction des dépenses d’exploitation de près de 4 M€ (hors achats de matières premières, amortissements et provisions) a permis à TRILOGIQ d’enregistrer un excédent brut d’exploitation annuel de 141 K€, positif pour la première fois depuis septembre 2016.

Entre le 31 mars 2018 et le 31 mars 2019, le Groupe a accru sa trésorerie de 704 K€ tout en diminuant sa dette financière de 1.678 K€.

En milliers d’euros 31/03/2019 31/03/2018
Chiffre d’affaires 31.957 33.523
Marge brute 18.858 20.425
% chiffre d’affaires 59,0% 60,9%
Autres achats et charges externes 8.160 10.383
Salaires et charges 10.160 11.546
Autres charges d’exploitation 398 760
Excédent brut d’exploitation 141 (2.264)
% chiffre d’affaires 0,4% -6,8%
Résultat d’exploitation (2.909) (5.775)
Résultat financier 153 (397)
Résultat courant avant impôt (2.755) (6.171)
Résultat exceptionnel 1.018 (2.403)
Impôt sur les bénéfices 243 336
Amortissement des écarts d’acquisition (165)
Résultat net part du Groupe (1.790) (8.857)
Trésorerie 16.254 15.550
Dettes financières 2.053 3.731
Trésorerie nette de dettes 14.201 11.819

Chiffre d’affaires

L’Export représente aujourd’hui 88% du chiffre d’affaires consolidé. La contribution de chaque zone géographique au chiffre d’affaires consolidé se détaille comme suit :

En milliers d’euros 31 mars 2019 % CA 31 mars 2018 % CA Variation
Europe 17.762 56% 19.296 58% -8%
Amériques 13.189 41% 11.698 35% +13%
Afrique / Asie 1.007 3% 2.529 7% -60%
Total 31.957 100% 33.523 100% -5%

En Europe (-8% sur l’année), la situation est toujours contrastée avec une Europe Occidentale dont le marché traditionnel industriel ne cesse de se rétrécir et une Europe Centrale qui poursuit sa croissance. Sur le continent américain (+13%), les ventes aux Etats-Unis et au Brésil ont augmenté significativement pendant que l’activité se contractait au Mexique.

« Le marché du Lean Manufacturing a pratiquement disparu de l’industrie automobile qui reste encore aujourd’hui notre principal marché, malgré nos efforts de diversification. Et les projets restants dans l’automobile, parfois significatifs en termes de taille, sont à des marges sacrifiées » estime Eric Courtin.

Marge brute

Dans un contexte concurrentiel exacerbé entraînant une érosion régulière des prix de vente et des volumes dans l’industrie automobile, le Groupe TRILOGIQ est parvenu à maintenir son taux de marge brute autour de 60% en se concentrant sur les produits à valeur ajoutée et en poursuivant sa diversification hors automobile.

Excédent brut d’exploitation

Même si le taux de marge brute a diminué sur la période, de 60,9% du chiffre d’affaires au 31 mars 2018 à 59% du chiffre d’affaires au 31 mars 2019, la réduction des dépenses d’exploitation de près de 4 M€ (hors achats de matières premières, amortissements et provisions) a permis à TRILOGIQ d’enregistrer un excédent brut d’exploitation annuel de 141 K€ (dont 535 K€ au cours du seul second semestre), positif pour la première fois depuis 2016.

Hors achats de matières premières, amortissements et provisions, les charges d’exploitation ont en effet diminué de 18% de la manière suivante :

  • une baisse de 21% des autres achats et charges externes (- 2.223 K€), principalement due :
    • à la réduction des frais logistiques internes dans le cadre de laquelle plusieurs sites de production non rentables ont été fermés et remplacés par des entités de pure commercialisation,
    • à l’arrêt des activités marketing et à la réorganisation des activités digitales de notre filiale anglaise dédiée. Le marketing et la majeure partie de la transformation digitale du Groupe ont été repris en France à compter de juin 2018 pour des coûts bien inférieurs,
  • une contraction de 12% des charges de personnel (- 1.385 K€). Le Groupe compte aujourd’hui 239 collaborateurs à comparer à 297 au 31 mars 2018.

Résultat d’exploitation

Du fait d’un niveau d’amortissements de plus de 3 M€ par an résultant des plans massifs d’investissements réalisés depuis 2012 (gamme composite, bâtiments et plateformes digitales notamment), le résultat d’exploitation ressort négatif à – 2.909 K€.

Résultat financier

En raison de l’évolution favorable de la plupart des devises par rapport à l’Euro, TRILOGIQ a enregistré un gain de change net consolidée de 136 K€ sur l’exercice.

Résultat exceptionnel

Le résultat exceptionnel consolidé intègre notamment une reprise de provision de 1 M€. Au 31 mars 2018, le test de valorisation réalisé sur le parc de presses à injection plastique avait conduit TRILOGIQ à enregistrer une provision pour dépréciation exceptionnelle. Dans le cadre de la clôture des comptes au 31 mars 2019, la société a procédé à un nouveau test de valorisation l’ayant amenée à comptabiliser cette reprise exceptionnelle.

Résultat net part du Groupe

Après la prise en compte de l’impôt sur les sociétés, les comptes consolidés arrêtés au 31 mars 2019 se traduisent par une perte nette part du Groupe de 1.790 K€.

Cash-flows

L’exercice clos au 31 mars 2019 a été marqué par une augmentation de 704 K€ de la trésorerie du Groupe qui s’explique principalement par :

  • une marge brute d’autofinancement positive de 265 K€,
  • une baisse du BFR de 2.019 K€, intégrant une réduction des stocks de près de 1.300 K€ suite à la mise en place d’une nouvelle stratégie de déstockage plus efficace et plus rapide portant notamment sur les produits à faible et moyenne rotation,
  • un flux d’investissements négatif de 98 K€ dû aux cessions d’actifs réalisées lors de l’exercice et qui sont appelées à s’étendre significativement lors de l’exercice 2019-2020,
  • le remboursement de dettes financières pour 1.678 K€ qui a réduit le niveau des emprunts à environ 2 M€ en fin d’exercice. Au mois de juillet 2019, un des emprunts est arrivé à son terme, permettant d’alléger les remboursements de plus de 120 K€ par trimestre. Au 30 juillet 2019, la dette restante s’élève à 1.695 K€.

3) Perspectives d’avenir

« Entre 2012 et 2018, TRILOGIQ n’a cessé d’investir dans de nouvelles structures de production et d’augmenter par conséquent ses dépenses d’exploitation, au point de devenir totalement surdimensionné par rapport à son activité. C’est particulièrement le cas en Europe Occidentale où les pertes financières ont été les plus significatives. Depuis plus de dix-huit mois maintenant, nous avons pris des mesures drastiques destinées à redimensionner rentablement le Groupe et nous entendons poursuivre sur cette voie.
Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation et nous savons que le chemin est encore long avant de recouvrer une rentabilité pérenne.
Cela étant dit, TRILOGIQ dispose aujourd’hui d’une offre produits renouvelée et de deux plateformes digitales www.trilogiq.com et www.graphit.com, appelée à devenir www.trilogiq3d.com en septembre 2019, pour lesquelles la quasi-totalité des investissements a déjà été réalisée, et dont il faut maintenant accélérer la notoriété » conclut Eric Courtin.

TRILOGIQ – ISIN FR0010397901-MNEMONIQUE : ALTRI

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